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Tunisie : après la révolution, le temps du développement

May 15, 2011
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 2011, pour le monde arabe ressemble chaque semaine plus à 1989, année qui a vu le bloc communiste s’effondrer, pour laisser émerger des démocraties … Bien qu’il existe malheureusement quelques différences avec 89, comme la violence en Syrie, l’évolution semble comme alors structurellement irréversible.

Il convient cependant de se souvenir que pour les pays de l’Est, les temps qui suivirent immédiatement la révolution n’ont par été particulièrement faciles ; pendant des années, des millions de personnes ont longtemps regretté l’ère socialiste qui, même si elle ne leur donnait pas toute la liberté, du moins offrait un bon niveau de sécurité sociale, d’éducation et, même s’ils n’étaient pas extrêmement importants, des revenus décents.

C’est par ailleurs un fait que les démocraties deviennent beaucoup plus saines lorsqu’il sont suivies aussi rapidement que possible par des emplois et la croissance durable. Tout comme inversement, la pauvreté et le chômage nourissent les populismes, l’extrémisme, et conduisent parfois au chaos.

C’est pourquoi en Tunisie, il doit y avoir une prochaine étape et cette étape est très susceptibles de se nommer “Services Informatiques”. Pour tous ceux qui ont essayé de travailler dans ce pays -comme Bruno Walther, partenaire fondateur de CaptainDash- la Tunisie représentait alors un pays particulièrement remarquable. Il s’y trouvait un personnel qualifié désireux d’apprendre, ouvert au monde extérieur et motivé. Mais une corruption endémique écrétait toute possibilité de développement dès que l’entreprise avait atteint un certain niveau de succès. En 2005, Bruno a dû fermer son entreprise, licenciant les 50 salariés qu’elle employait.

Ces pratiques de l’ère Ben Ali sont à présent révolues. Bruno s’est rendu en Tunisie récemment et a été encore plus surpris par le savoir-faire de ses ingénieurs et de programmeurs que sept ans auparavant.

Si nous, français, pensons réellement que nous avons une histoire commune avec ce pays, si nous croyons que nous pouvons aider l’affermissement des principes démocratiques qui semblent caractériser cette nouvelle ère, il est temps d’aider la Tunisie.

Tout ceci aurait beaucoup de sens : la France est un pays particulièrement performant dans le domaine des services informatiques, tandis que Tunisie dispose certainement de la meilleure main-d’œuvre dans ce domaine de tous les pays méditerranéens, et même au-delà.

Certains pourraient s’indigner et observer qu’abandonner des taches à forte valeur ajoutée à un pays à bas coûts est tout simplement stupide, alors que la France connaît déjà un niveau élevé de chômage. Cet argument n’est tout simplement pas valable : dans le processus de développement de tout système informatique complexe, il existe déjà une scission entre les parties stratégique et le codage des œuvres de moindre valeur, qui sont déjà sous-traités en Inde ou ailleurs.

Il serait de loin préférable d’organiser ce processus avec un pays avec lequel nous partageons une langue commune, beaucoup d’histoire, et qui a déjà une forte communauté dans notre propre pays. Après un certain temps les synergies ne pourraient avoir que des répercutions positives, à l’instar de ce que nous avons connu avec la zone de libre échange européenne.

C’est aussi un enseignement dont il faut se souvenir de la révolution de 1989: les allemands, alors leaders dans les biens d’équipements (machine-outils…) ont compris que faire équipe avec la République tchèque, la Hongrie, la Pologne serait un puissant moyen de contrer l’offensive des pays à faible coût, de l’Extrême-Orient. Ce partage de la valeur est l’un des principaux facteurs du succès inouï que rencontre l’Allemagne d’aujourd’hui ; aux allemands, les parties les plus technologiques, nécessitant un savoir faire très pointu, aux pays de l’ex-bloc soviétique, les parties moins stratégiques, que ceux-ci produisent à moindre coût.

Pour réussir ce pari, il est important que les diplômes disposent d’une équivalence sans équivoque. Les modalités de visa, pour étudier ou pour travailler dans le monde numérique, doivent être largement assouplies -les entreprises pourraient par exemple disposer d’un agréément leur permettant de faciliter l’attribution de visa aux équipes travaillant dans leurs girons.

On conçoit aisément que l’on en est loin ; reste qu’il y a un certain paradoxe à admirer le modèle allemand en ignorant les aspects de celui-ci qui, à l’époque, ont nécessité un peu de courage politique.

CaptainDash S’installe en Tunisie

CaptainDash est heureux d’annoncer qu’elle installera son developpement IT en Tunisie. Dès 1er Juin, nous aurons une equipe de plus de 10 personnes sur place (voir deux posts ci-après). Nous espérons qu’ainsi nous pourrons amener notre pierre dans la refondation de ce pays. 

* CapGemini, Steria, Thales, Bull Cegid et beaucoup plus …

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One Comment leave one →
  1. zedtaha permalink
    July 4, 2011 2:37 pm

    actuellement le monde numérique surgit et commence à émerger dans notre chère Tunisie reste seulement qu’on nous aide à prouver nos compétences dans ce domaine et cela ne peut se faire qu’à travers des startups capable de nous recruter

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